Les contraintes de format
Le journaliste qui écrit pour le Web est libéré de certaines contraintes que lui imposait le papier, mais, du même coup, il doit faire face à de nouvelles contraintes d'un autre type :
Les contraintes qui disparaissent...Le tirage n'est plus une contrainte. L'Internet renverse la logique de communication : ce n'est plus l'éditeur qui "diffuse" un certain nombre d'exemplaires vers un certain public, c'est ce public (ou celui qu'on n'attendait pas) qui vient chercher l'information, placée là, comme en apesanteur. Le coût de l'édition web n'est que très peu dépendant du nombre de pages produites et du nombre de visiteurs-lecteurs (quelques frais marginaux au niveau du serveur).
La longueur des pages n'est plus une contrainte technique. Contrairement à une page imprimée, dont les dimensions sont clairement délimitées, une page web est extensible à souhait. La seule limite est l'ergonomie : les internautes n'apprécient les pages longues qu'à certaines conditions.
Les contraintes qui apparaissent...Les maquettes de sites internet sont extrêmement variables. Le design est, dans certains cas, extrêmement souple, de sorte qu'il n'impose aucune contrainte particulière en termes de longueur des textes. Dans d'autres cas, la mise en page peut-être complexe au point d'exiger une attention soutenue de la part du rédacteur, notamment pour s'assurer qu'un texte tienne sur une ligne ou fasse bon voisinage avec une image,... Le fait que le journaliste soit capable d'éditer directement la page Web est évidemment ici un avantage.
De nombreuses contraintes peuvent s'imposer au journaliste en ligne :
- Les tags ALT : Précédant
le téléchargement d'une image à laquelle
il est lié, le "texte alternatif" ne s'affiche
que dans l'espace délimité pour cette image...
Trop de texte ne pourra pas être affiché !
- Les tags TITLE : Le titre
d'une page web s'affiche sur une seule ligne en haut du navigateur.
On conseille de ne jamais dépasser les 100 caractères.
Le titre d'une page est un attribut important qui sera automatiquement
repris lorsqu'un utilisateur veut l'enregistrer comme favori ou
lorsqu'un moteur de recherche mentionne la page. Si vous oubliez
le tag TITLE, votre page sera étiquetée "Untitled
document", ce qui ne fait pas très professionnel.
- Les tags META : Et oui !,
sur Internet, le journaliste doit non seulement penser à la
partie visible, mais également à la partie invisible,
cachée dans le code source, appelée "meta-information" et
essentiellement destinée à aider les moteurs de
recherche à référencer votre page. Si vous
négligez ce travail -pas de doute- vous serez perdus
dans les profondeurs inéclairées de l'océan
Internet !
Au sein de la famille des tags META, les tags Description et Keywords sont les plus importants. Ils devraient se limiter respectivement à 200 et 1000 caractères maximum.
- Les hyperliens : Le journaliste
en ligne est sensé penser non seulement au texte, mais également à son
articulation dans l'espace interactif. Soit directement au niveau
de l'éditeur web, soit indirectement à travers
des codes prédéfinis (comme la mention du lien
entre crochets) dans un document papier, le journaliste doit être
capable d'intégrer
les hyperliens dans son travail de rédaction.
- Le formatage du texte : Entre
Internet et le papier, il y a de subtiles différences.
Par exemple, il est convenu de ne pas souligner du texte ne
contenant pas d'hyperlien ; il est préférable
de le mettre en évidence par d'autres moyens typographiques,
tels que les caractères italiques, la mise en gras ou
la taille des caractères.
Notez que le formatage du texte peut être dépendant de la charte graphique adoptée par le site, parfois matérialisée par des techniques précises, telles que les feuilles de style ou le XML. Dans le contexte des feuilles de style (mais cela ne diffère pas vraiment de Quark Xpress), le journaliste sera amené à mettre en forme son texte de manière logique (titre1, légende,...) plutôt que physique (mise en gras, mise en italiques,...).
- Les bases de données :
L'alimentation des bases de données exige bien souvent
de "plier" le contenu de manière à ce
qu'il rentre dans des canevas rigoureux ayant trait aussi bien à la
nature des données qu'à leur formatage.
- Le multimédia : Dès qu'on approche l'animation multimédia interactive, les choses peuvent se compliquer. Des systèmes tels que Flash Generator gèrent des bases de données de microtextes servant à produire des animations visuelles complexes. De tels systèmes peuvent amener des contraintes particulières que nous ne développerons pas ici.
Dans un certain nombre de cas, se pose la question du choix des formats. Un même contenu peut être édité de plusieurs manières (HTML, Word, PDF, Flash,...). Et chaque format a ses avantages et ses inconvénients.
La question se pose, en particulier, lorsque vous êtes amenés à adapter, pour le Web, un produit imprimé généralement préexistant au format Word, Xpress ou PDF... Faut-il faire les frais d'une HTMLisation assurant une compatibilité maximale ou se contente-t-on de proposer le format original ?
Notez que votre choix n'est pas forcément exclusif : Tant que les choses sont présentées de manière simple pour l'utilisateur, vous pouvez tout à fait proposer plusieurs formats aux avantages complémentaires !
