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Penser "dynamique"

Il est devenu de bon ton de parler
de contenus "dynamiques". Que veut-on dire par là
au juste ?
En fait, la notion de "contenus
dynamiques" peut couvrir plusieurs acceptions...
- Les contenus dynamiques parce que actualisés
en permanence (voire automatiquement actualisés)
Cela va du décompte
de l'Euro sur le site Euroclear aux dépêches
en direct de l'Agence France Presse, en passant par les webcams
de la météo en France.
- Les contenus dynamiques parce que générés
à la carte
Ces contenus s'articulent généralement à
partir d'une ou de plusieurs bases de données.
Par exemple, le site Immoweb.be
permet à ses utilisateurs d'accéder aux offres immobilières
selon des critères personnalisés (prix du bien mis
en vente, région, nombre de chambres,...).
Autre exemple : certains portails, comme AltaVista, permettent
aux utilisateurs de se composer une page
d'accueil personnalisée, en agençant des morceaux
d'information.
- Les contenus associés dynamiquement
Certains moteurs de recherche proposent systématiquement
des "related searches" (de manière pas toujours
pertinente).
Certains sites distillent du contenu en fonction du profil technique
ou sociologique du visiteur, voire en fonction de son comportement
sur le site.
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Lorsque vous écrivez pour
le Web et, en particulier, lorsque vous concevez un site web, il est
important de penser à :
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Anticiper
sur l'actualisation du contenu
Un site conçu de manière figée, cela se flaire
tout de suite. Or, l'utilisateur apprécie un site qui vit.
Lorsque l'on conçoit l'architecture d'information du site,
l'on ne devrait pas se contenter de classer les morceaux d'information
disponibles dans une structure logique, mais bien d'anticiper
sur l'évolution du site en cernant les zones de contenu
sujettes à actualisation, étoffement, remplacement,
recyclage, archivage,... On devrait raisonner en termes de flux
au moins autant qu'en termes d'architecture. C'est toute la problématique
du content management.
Il faut donc écrire en se demandant si ce qu'on écrit
est susceptible d'être actualisé ensuite ; par
qui, à quelle fréquence et comment.
Il faut pouvoir anticiper l'archivage et la maintenance
de l'information. Par exemple, les news de Qwentes.be sont conçues
pour un archivage mensuel. Le nom des pages correspond, dès
le départ, à un mois et à une année
déterminés, comme "0011" pour la news
du mois de novembre 2000. A tout moment, il est possible de consulter
les anciennes news. Seuls les liens partant de la page d'accueil
sont modifiés.
Il faut aussi pouvoir détecter et gérer les redondances.
D'un point de vue technique, le langage XML ainsi que les "librairies"
exploitées par certains éditeurs HTML, sont parfaitement
conçus pour ce faire. C'est ainsi que, toujours dans l'exemple
des news de Qwentes KANTOR, l'accès vers les archives est,
en fait, une librairie HTML, à savoir un bloc HTML réexploité
dans plusieurs pages du site. L'avantage ? Nous ne modifions
qu'une fois le bloc d'information (en général pour
ajouter un accès vers le mois en cours) et la modification
est automatiquement répercutée à plusieurs
endroits du site !
Enfin, la date située en haut et à droite du site
Qwentes KANTOR, est une date automatiquement actualisée,
grâce à un Javascript.
Anticiper l'évolution du site, cela passe aussi par de
simples réflexes rédactionnels, comme le fait de
mentionner des dates absolues plutôt que relatives.
Par exemple, dans un article dont on sait qu'il va rester en ligne
indéfiniment, on préférera parler d'une étude
réalisée "en 1999" plutôt que d'une
étude réalisée "l'année dernière".
Afin d'éviter de provoquer des erreurs de lien, vous ne
ferez pas non plus de liens directs vers un site dont vous
savez que le contenu ne reste pas en place indéfiniment.
Et cetera.
-
Produire
un contenu modulable
Lisez donc la rubrique que nous consacrons à la personnalisation
qui étudie précisément les différentes
facettes de la personnalisation du contenu.
D'un point de vue pratique, notre principal conseil est de n'exploiter
la personnalisation que lorsqu'elle a du sens en termes d'information,
et non simplement sur base de considérations techniques.
En particulier, vous n'exploiterez votre contenu sous forme de
base de données qu'à certaines conditions :
- Lorsque l'information est quantitativement
importante. En dessous d'une cinquantaine ou d'une centaine
de "fiches d'information", cela n'a pas beaucoup de
sens.
- Lorsque des filtres pertinents (géographiques,
thématiques, temporels, administratifs,...) peuvent s'appliquer
à l'information.
- Lorsque le canevas d'information est
relativement standard... pour pouvoir être structuré
en une base de données.
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